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Antonio Vivaldi - Les quatre saisons [Vinyle] SLC 23

25,00 €Prix

CONCERTOS OP. VIII N°1 à 4 - Il cimento dell'armonia e dell'invenzione

 

En leur temps, le succès des Quatre saisons ne fut pas moindre qu’aujourd’hui.

 

 

 

 

En France, " Le Printemps " fut arrangé de mille manières. On en fit une musette, un motet, et Jean-Jacques Rousseau, un solo pour flûte. Franco Gulli interprète ces oeuvres sur le célèbre violon Stradivarius "Maréchal Berthier"ayant appartenu à Ferenc von Vecsey

 

 

 

Prise de son: Thomas Gallia, direction André Charlin - stéréo compatible

 

 

Procédé Charlin en coproduction avec Angelicum Dischi de Milan

 

 

 

 

  • Détails

    "Le printemps" (Mi majeur) - "Spring" (E Major)
      1. Allegro (3' 36 '') - 2. Largo (2' 43'') - 3. Allegro (Danza pastorale) (4' 23'')

    "L'été" (sol mineur) - "Summer" (g minor)
      4. Allegro non molto - Allegro (5' 24'') - 5. Adagio (2' 07'')
      6. Presto - Adagio - Presto (3' 03'')

    "L'automne" (Fa majeur) - "Autumn" (F Major)
      7. Allegro (Ballo e canto de villanelli) (4' 58'')
      8. Adagio molto (Ubriachi dormenti) (2' 28'') - 9. Allegro (La caccia) (3' 51'')

    "L'hiver" (fa mineur) - "Winter" (f minor)
      10. Allegro non molto (3' 41'') - 11. Largo (2' 19'') – 12. Allegro (3' 08'')

  • Carl de Nys

    Les quatre premiers concertos de l'op. VIII de Vivaldi ont paru en 1725 chez Le Cène à Amsterdam. Leur dédicace au Comte Morzin précise que « ledit comte avait écouté ces concertos avec bienveillance longtemps avant l'édition, mais que les voici en quelque sorte renouvelés par l'adjonction des sonnets et par l'explication détaillée de toutes les péripéties... ». 


    Les fameux sonnets des Saisons ont bien été voulus par Vivaldi mais rien ne nous dit qu'ils ont été à l'origine de ces chefs-d'oeuvre du violon concertant. On supposerait volontiers que le musicien, parfois astucieux en affaires et connaissant le goût de ce temps pour la nature et sa «
    description » dans les arts, a eu l'idée de leur accorder cet
    attrait supplémentaire. Sans doute n'a-t-il pas prévu que ces fameux sonnets, indirectement mais non moins certainement, contribueraient à sa résurrection et à sa vogue en notre temps plus qu'aucune autre de ses oeuvres.


    J'imagine donc que cette affaire des Saisons n'existe pas, que j'écoute ces concertos avec une oreille neuve et je distingue alors les causes de leur enchantement. C'est l'énergie rythmique, le dynamisme sonore travaillant par gros blocs, répétitions, échos, effets décoratifs et cette
    sorte de santé animale que reflètent les basses d'une énergie robuste. Puis la force constante d'intériorisation, de profondeur expressive, soupape de l'harmonieux équilibre méditerranéen, plus proche de Haendel que de Bach. Il y a ces chants d'une pureté et d'une sensibilité toute nouvelle au regard de la production courante de son temps ; il les
    entoure d'une atmosphère qui fait deviner qu'un demi-siècle à peine le séparait de l'explosion romantique. Ces concertos qui fixèrent les lois classiques du genre et qui continuent de poser des problèmes redoutables aux interprètes, ils sont bien de notre temps. Ecoutez dans celui en fa mineur le chant du violon-solo par-dessus les pizzicati, d'une
    désolation infinie, presque d'angoisse. C'est le message génial de l'abbé vénitien qui mourut, misérable, à Vienne, à qui l'on fit les rapides funérailles des pauvres, comme à Mozart.

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